Terrier Irlandais
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Caractéristiques
Région :flag_IE.gif Irlande
Taille :Environ 45 cm
Poids :De 12,25 kg chez le mâle, 11,4 kg chez la femelle
Poil :Mi %u2013long et marron.
Robe :unicolore, rouge, froment rouge ou rouge jaune.
Tete :Longue, exempte de rides. Crâne plat et plutôt étroit entre les oreilles. Stop à peine vis
Yeux :couleur foncée, petits, non proéminents et pleins de vie, de feu et d'intelligence.
Oreilles :Petites, en forme de
Queue :Longue, couverte de poils rudes et ne porte ni frange ni poils longs
Caractère :Il a bon caractère et il est affectueux avec les hommes, mais, s'il est attaqué,
Nomenclature F.C.I.
Groupe 3
Section 1

Présentation :

Le Terrier irlandais ou Irish Terrier est une race de chien terrier originaire d'Irlande. A partir d'un type rustique et utilitaire, la race a été stabilisée puis sélectionnée sur des critères esthétiques. La paysannerie irlandaise, utilisatrice pragmatique de la race, a cédé le pas aux cynophiles anglais du début du vingtième siècle, et l'Irish Terrier s'est progressivement détaché de ses origines. Symboliquement, l'abolition de la coupe d'oreilles, dont l'Irish Terrier fut le premier bénéficiaire, marque ce passage du chien d'utilité au chien d'agrément. Très tôt dans l'histoire de l'Irish Terrier, la race s'est scindée en deux blocs géographiques : le Royaume-Uni et l'Amérique du Nord. Suivant l'immigration irlandaise, la race, pour s'installer aux Etats-Unis et au Canada, a eu recours à des importations massives qui ont privé le berceau de la race de ses meilleurs sujets. Après les années fastes du début du vingtième siècle, la race et les associations qui l'encadrent ont traversé une longue période de désaffection. L'Irish Terrier a pourtant des atouts qui peuvent séduire. C'est un excellent chien de compagnie, original, de format moyen, robuste et d'entretien relativement aisé. Cependant, sa susceptibilité vis-à-vis de ses congénères peut être un handicap en milieu urbain. Aujourd'hui la race reste scindée géographiquement. Les faibles effectifs européens, leur qualité moyenne, et l'isolement des sujets du Royaume-Uni pourraient être à l'origine d'une dérive du type physique de l'Irish Terrier. Le groupe nord-américain, plus étoffé, plus fidèle au standard et sélectionné dans une ambiance de compétition plus stimulante, semble plus à même de soutenir le futur de la race.
Introduction
Rassemblés au sein du troisième groupe par la Fédération cynologique internationale, les chiens de terrier ont un dénominateur commun : la fonction de déterrage des nuisibles réfugiés dans leurs abris souterrains. Remarqués avec étonnement par les Romains envahissant la Bretagne en 55 avant notre ère, ces "petits chiens qui savent suivre leurs proies jusque dans leurs tanières" ne se verront baptisés "terrars" que plus tard. Ils coexisteront longtemps avec les griffons sous le vocable d'agasses (ou agassins). C'est le médecin de la reine d'Angleterre Elisabeth I, le docteur Keyes, qui, dans son "De Canibus Britannicus Liber" paru en 1570, les regroupe et les décrit le premier : "il y a une sorte de chien, que nous nommons terriers, car ils se glissent sous terre pour harceler et mordre le blaireau et le renard; et ils les déchirent en morceaux avec les dents, profondément sous terre, ou après les avoir tirés à la lumière"1. Ces combats souterrains contre des adversaires redoutables imposaient aux terriers des qualités physiques et morales particulières qui donnent au groupe son homogénéité relative. Au physique, le type de base du terrier est médioligne, de taille plutôt réduite, possédant un poil court. La queue est écourtée (les oreilles l'étaient autrefois), mais laissée assez longue pour saisir le chien et le tirer hors du terrier. Bien sûr, ce type initial a évolué et les 22 races constituant le groupe ont acquis des morphologies bien différentiables. Il est cependant une série de format croissant (Lakeland, Fox, Welsh, Irish, Kerry Blue, Airedale), résultant de la sélection patiente des éleveurs britanniques, qui conserve à la fois le type morphologique et le tempérament des "cabin curs" (corniauds de cabanes) de jadis. Parmi ceux-ci, l'Irish Terrier fait figure de moyenne et, proche de ses racines, illustre parfaitement les caractères du groupe. Gardien de la ferme, exterminateur de vermine, il a été sélectionné au travail pour ses caractéristiques physiques et son tempérament, mélange de témérité face à l'ennemi et de douceur vis-à-vis de ses proches. Ce chien rustique, ardent au travail et à la bagarre, a vu son type physique fixé au début du dix-neuvième siècle, et si les standards de la race ont parfois été âprement discutés, jamais l'intégrité de ce caractère si particulier n'a été remise en question. Histoire de la race Des origines jusqu'à 1900 Le légendaire irlandais L'Irlande, berceau de la race, n'est pas chiche de légendes et il était juste que l'Irish Terrier y joue un rôle. On y raconte que la chienne Parth-Olan, mère de la race, fut ramenée d'Egypte par un marin irlandais. Et que celui-ci y avait épousé ... la fille du Pharaon ! Il est extrêmement difficile, voir illusoire, de retracer l'arbre généalogique de la race avant le début du dix-neuvième siècle. Cependant, de nombreux auteurs s'y sont essayés et c'est pourquoi nous récapitulerons rapidement leurs hypothèses. Filiation anglaise - Cette théorie allogène, défendue par les amateurs britanniques de la race, fait intervenir le vieux terrier anglais "black and tan" (noir et feu), aujourd'hui disparu et qui sert à la reconstitution de nombreux arbres généalogiques de race canine anglaise. Des apports de Scottish Terrier, dans sa version ancienne (haute sur pattes) et surtout de Welsh Terier, auraient ainsi façonné l'Irish Terrier actuel3. Filiation irlandaise - "On peut affirmer que la race est originaire du nord de l'île, et dès le départ élancée et fauve ou de couleur rouge. On suppose généralement que l'origine de cette race nordique doit être recherchée dans les croisements de terriers avec le Wolfhound ou des chiens de type Greyhound à poil dur". "Une de nos opinions est que l'Irish Terrier a existé en Irlande avant que la main des amateurs ne l'ait sélectionné. Je considère qu'un Wolfhound miniature correspond assez bien à la description de l'Irish Terrier". Ces deux opinions empruntées à des chroniqueurs cynophiles des années 19204, illustrent la théorie autochtone refusant tout apport de sang étranger (c'est-à-dire anglais). Cette théorie cherche à reconstituer l'arbre généalogique de l'Irish Terrier en utilisant uniquement des ascendants irlandais. Tentative louable, mais difficile exercice de style. Les chiens irlandais ne sont que six : l'Irish Wolfhound, le Kerry Blue Terrier, le Soft Coated Wheaten Terrier, l'Irish Terrier, le Setter Irlandais et le Glen of Imaël. Maigre parentèle que toute l'histoire postérieure de l'Irish Terrier vient démentir. Caractere : Le Terrier irlandais, tout en étant plein d'allant et capable de se faire respecter des autres chiens, est d'une fidélité remarquable. La réputation qu'a ce chien de se bagarrer avec d'autres y compris parfois dans le ring d'exposition est injustifiée. Bien que ce terrier puisse se montrer ardent quand les circonstances le demandent, le Terrier irlandais s'éduque facilement et c'est un doux compagnon méritant bien la description qu'on en a donnée au début Queue Doit être attachée assez haut, portée gaiement, mais pas sur le dos ni enroulée. Elle doit être suffisamment forte et avoir de la substance ; elle est assez longue. La coutume est de couper la queue de façon à laisser deux tiers de sa longueur d%u2019origine. Elle est bien couverte de poils rudes et ne porte ni frange ni poils longs. La queue naturelle (non coupée) n%u2019est admise que dans les pays où la caudectomie est interdite par la loi. Oreille bien attachées sur la tête et tombant en avant contre les joues. La ligne supérieure de l'oreille pliée doit être bien au-dessus du niveau du crâne. L'oreille qui pend sur le côté de la tête comme celle d'un chien courant est atypique chez le Terrier irlandais, et l'oreille semi-dressée est un défaut encore plus grave. Le poil de l'oreille doit être court et plus foncé que sur le corps Doit être dense et "fil de fer" de texture, d'aspect brisé mais pourtant couché à plat. Les poils sont si fortement serrés que, lorsqu'on les sépare avec les doigts, on ne peut pas voir la peau. Le poil ne doit être ni mou ni soyeux et n'est pas long au point de cacher les contours du corps, en particulier aux postérieurs. Il ne forme ni mèches ni boucles. Le poil de la face est de même type, mais court (environ trois quarts de centimètre), presque lisse et droit. Une légère barbe est le seul poil long qui soit admis (et il n'est long que par comparaison avec le reste) ; c'est une caractéristique de la race. Une barbe semblable à celle d'une chèvre évoque généralement la présence de poils soyeux et de mauvaise qualité répartis dans le pelage.